La solidarité des tatoueurs face au covid-19

Nous le savons tous, les temps sont difficile et il est dur de faire face à cette pandémie qui touche la France mais aussi le reste du monde. Face aux pénuries de masques, de gel hydro alcoolique et autres consommables qui devraient servir au personnel médical, aux gendarmes, aux pompiers, mais aussi aux caissières et bien d’autres corps de métier, plusieurs tatoueurs et tatoueuses ont prit l’initiative de donner le reste de leur matériel qui pourraient leur être utiles.

Masques, gants, et autre matériel de protection, tout a été déposé dans une gendarmerie de seine-et-marne par des tatoueurs se situant à Meaux (77). Cette équipe soudée appelle tous les tatoueurs possédant un stock de ces matériaux à faire de même, et à le donner à ceux qui en ont besoin en ce moment. Cette initiative a également été prise par un tatoueur qui se situe dans le Calvados, qui a alors fait dont de 30 masques au personnel hospitalier.

Le salon de tatouage Deauville Ink s’est séparé d’une partie de son stock de matériel pour l’adresser à la polyclinique de Deauville, en mal de matériel, qui malgré la situation n’avait plus assez de matériel de protection.

Les tatoueurs invitent tous les corps de métier possédant ce genre de matériel (esthéticienne, coiffeurs, et autres) à en faire de même et à donner le maximum qu’ils peuvent aux personnes qui en ont besoin.

En plus de ces tatoueurs solidaires, le S.N.A.T. (Syndicat National des Artistes Tatoueurs) invite également à faire don du matériel de protection que tous les tatoueurs possèdent pour aider un maximum dans ce moment de crise, auquel nous faisons tous face. Il rappelle également que toute pratique de tatouage est actuellement INTERDITE, et que les « Charlatencres » ou « scratcheurs » qui proposent de se déplacer et de tatouer à domicile sont hors la loi, mais peuvent aussi favoriser la propagation du virus; il rappelle aussi que toute personne prise sur le fait ou dénoncée de s’être faite tatouer à domicile ou non pendant cette période, encoure tout autant de risques au niveau de la loi que le tatoueur concerné.